Aujourd’hui on inaugure une nouvelle catégorie sur le blog : Objectif Nomades ! On avait envie d’entamer une nouvelle série d’article. Des articles un peu plus personnels, dans lesquels on vous raconte notre parcours, les étapes par lesquelles on passe pour arriver à voyager et vivre sur les routes comme on le souhaite. C'est écrit comme ça, comme un journal intime, avec des petites notes et photos. Vous y trouverez des p’tits bouts de notre vie, de nous, de nos états d’âme. Pour qu’on garde une trace de notre évolution, et qu’on puisse montrer que non, le chemin n’est pas tout tracé, il est semé d’embûches, de jours tristes ou difficiles, mais qu’au bout il y a toujours le soleil !

Comme nous commençons cette série en Mars, ce premier Objectif Nomades sera surtout un petit récapitulatif de ces derniers mois, et de notre état d’esprit du moment ! Les prochains billets seront écrits en temps réel !

18 Mars 2018 | 18h03

Il était 6h30 un matin de Novembre, quand Florian a tenté tant bien que mal de se sortir du lit. 6h30 tu me diras, c’est bien trop tôt pour avoir envie de se lever. Et puis, c’est normal, c’est l’hiver c’est toujours dur de se lever, y’a pas de lumière, puis il fait froid aussi. Ouais, mais non. C’était ni l’hiver, ni l’heure un peu trop matinale. C’était pas la petite déprime saisonnière. C’était un peu plus que ça. C’était le burn-out, ou plutôt le bore-out qui pointait le bout de son nez. Vicieux, silencieux, il te ronge lentement, et te presse comme une éponge. Jusqu’à épuisement. Alors au lieu de filer au travail, il a filé chez le médecin.

A peine 3 mois après avoir repris son travail, il était déjà au bord de la dépression nerveuse. Gros problème de sommeil, motivation réduite à néant, ennui sévère au travail… Il s’est très vite rendu compte que finalement non, travailler sans passion, c’était pas fait pour lui. Alors il a pris les choses en main, et il a décidé d’entamer un virage plutôt abrupte. Un changement radical. Dans le langage commun : une reconversion.

Tour Eiffel

C’est un peu le point de départ de notre décision de partir. Même si c’était clair dès le début que Paris ne serait qu’un passage avant le grand départ vers les contrées canadiennes, on pensait réellement rester plus longtemps que ça ici ! Florian ne savait pas combien de temps il pourrait tenir à ce poste sans péter les plombs, alors il était temps d’agir, et trouver une solution au plus vite. Il a décidé de se lancer enfin dans ce qu’il voulait vraiment faire : tatoueur. La vie est déjà bien trop courte pour, en plus, faire un travail qui ne te plaît pas. Du coup pour être tatoueur, deux solutions : apprendre seul ou trouver un professionnel chez qui se former. Enfant sage, il opte donc pour la deuxième solution. Histoire d’avoir les bases et de ne pas se retrouver à tatouer «coucou petite perruche » sur le torse de son futur client. Il envoie 2 ou 3 messages ici et là pour se présenter et présenter son projet, sans grand succès. C’est sa maman qui lui sera d’une aide précieuse.

Elle lui envoie les coordonnées d’une jeune tatoueuse, qu’elle aime beaucoup. Un peu sceptique (les goûts des mamans, parfois, voilà quoi…) il jette tout de même un oeil, et ô joie, elle est plutôt douée la petite ! 3/4 messages plus tard, c’était déjà en bonne voie pour lui. Il s’imaginait déjà tout fanfaronnant avec sa machine, tatouant des Johnny, des dauphins et des tribals à tout va (ou pas). Changement de programme donc, le salon n’est pas sur Paris mais en Vendée. Bon. Soit. Et alors ? Ben on va déménager, c’est pas grave ! Comme à peu près tout ce qu’on fait dans notre vie, la prise de décision est très rapide. On est pas attachés à une ville en particulier, donc on est pas frileux de devoir changer d’endroit tous les 6 mois si il le faut ! Et puis, on rêve déjà du bord de mer à vrai dire.

la mer

Autant vous dire qu’ici, le Bon Coin est notre meilleur ami. Ni une, ni deux, on regarde les appartements en Vendée, histoire de connaître un peu le marché et de savoir ce qui nous attends. Déception. Il n’y a pratiquement que des logements saisonniers, le reste c’est très moche ou cher. Là aussi, on réfléchit rapidement. Quitter Paris, ok. S’installer en Vendée, ok. S’installer en Vendée l’été, ok aussi. Prendre un appart moche et cher, pas ok. On en vient donc rapidement à l’idée de ne pas reprendre d’appart. On retrouverait la liberté de ne pas avoir de loyer, de factures, de charges. Et puis, c’était notre but non, de vivre sur la route ? Oui ok, mais on pensait pas vraiment que ça se ferait si vite, mais après tout, pourquoi pas !

Voilà, on peut l’annoncer, on part. Ciao Paris, on t’aimais bien. On est quand même partagé, on aime notre vie ici, on s’est fait des nouveaux amis (et puis y’a les anciens aussi, bien sûr), alors c’est dur de devoir les quitter. Je crois que notre seule limite à la vie nomade longue durée ça sera ça : les amis, les copains, les potes. On aime les retrouver autour d’une pizza, d’un bon brunch le dimanche matin ou pour boire des bonnes bières. On aime les inviter chez nous, préparer la table, sortir l’appareil à raclette et passer la soirée à siffler la bouteille de vin. On aime leur préparer un lit, rigoler un bon coup, et qu’ils se sentent bien chez nous. On aime passer du temps avec eux, s’enrichir les uns des autres, parler de nos voyages mais de se dire aussi, qu’est-ce qu’on est bien chez nous, avec vous.

Pendant ce temps-là, j’ai monté ma petite entreprise, mon bébé. Je fais tout ce que j’ai toujours rêvé de faire : travailler en étant mon propre patron. C’est une petite partie, un petit bout, une des petites pierres à notre édifice de futur nomade. Que celui qui a la formule magique pour voyager sans travailler nous la donne, car nous on l’a pas trouvé ! Alors on a choisi l’option « travail à distance », être digital nomade comme on aime à l’appeler aujourd’hui ! Pour l’instant (et je touche du bois), je suis tellement heureuse de faire ça, de travailler avec des clients géniaux, sur des projets que j’apprécie. C’est une chance, et j’en suis consciente, alors je savoure !

Alors voilà, aujourd’hui on en est là. On déménage dans deux semaines, on quitte Paris. On va rendre les clés de notre appartement, sans savoir quand sera le prochain. On laisse derrière nous le loyer, les factures, la salle de sport et le métro. Devant nous ? La mer, un nouveau projet professionnel, se rapprocher de notre famille, et une nouvelle maison sur roues. Mais ça, chut, c’est (presque encore) un secret !

To be continued

Join the discussion 9 Comments

  • Clemsou dit :

    Pas de carrière de tatoueur en perspective pour Thomas mais pour tout le reste, l’autrice de ce billet aurait pu etre moi ! Je suis tellement heureuse pour vous ! Le bore out est le mal de notre génération et trop peu sont ceux qui décident de ne pas se laisser englouter.. vous pouvez être fiers ! Je vous aime gros comme ça pour tout ce que vous êtes.. (et oui parfois c’est juste aussi évident que ca !) Ne lâchez rien, jamais.. ❤️

  • Vanessa dit :

    C’est plutôt une très bonne nouvelle alors ! hâte de connaitre la suite de vos aventures 😉

  • lathelize dit :

    La suite ! La suite!
    Merci pour cette nouvelle série!
    Nous, on prend la route en janvier. En famille. Pour 8 mois.
    ( et on se bat contre l’éducation nationale)

    • The Travelling Shed dit :

      Merci beaucoup ! Oh c’est génial ! Ca doit être génial de faire découvrir la vie sur la route à ses enfants ! Bon courage à vous !

  • Je me reconnais tellement dans la situation de Florian ! Je ne suppporte plus mon boulot d’Ingénieur et je ne sais pas combien de temps je pourrai encore tenir. Le hic c’est que j’ai pas d’idée de reconversion (malgré un bilan de compétences plutot intéressant). Le plaisir dans le boulot n’est pas mon seul critère , y’a aussi la liberté de partir en voyage quand je veux, et pour ça je suis gâtée avec mon employeur actuel. C’est ce qui me maintient à ce poste d’ailleurs. Merci à mon chéri qui me comble de joie et me fait vibrer avec notre blog voyage. Cela nous occupe beaucoup de notre temps libre mais c’est que du bonheur !! J’espère trouver le courage de tout plaquer pour devenir digital nomade à 100%. Bonne chance à vous deux en tout cas, et merci de partager votre expérience 🙂

    • The Travelling Shed dit :

      Merci Stéphanie d’avoir écrit ! Je comprends tout à fait le fait que tu restes dans ton poste étant donné la liberté que tu peux avoir… Tu sais ce que tu perds mais tu sais pas ce que tu gagnes finalement ! J’espère que vous arriverez à trouver votre équilibre ! Faites ce qui vous plait, c’est ce qui compte 🙂

  • […] sur ces 6 derniers mois… peut-être en reprenant là où je vous avais laissé ? Souvenez-vous, dans le premier chapitre d’Objectif Nomades, nous allions quitter Paris, pour… une nouvelle aventure ! Et quelle aventure mes amis, puisque […]

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